|
|
|
Diritto d’asilo in Italia : l’accesso alle procedura e il trattamento delle/dei richiedenti La position géographique de l’Italie fait de ce pays une des principales portes d’entrée par voie maritime dans l’Union européenne, pour des migrants et des demandeurs d’asile de provenances de plus en plus lointaines. Cette position l’a amenée à prendre, au cours des dernières années, des initiatives en matière de gestion de ses frontières et de traitement des demandeurs d’asile qui, adossées à un dispositif législatif complexe et instable, ne répondent pas toujours aux exigences du respect des droits de la personne. Tendance qui s’inscrit dans le cadre plus général des orientations prises par l’Union européenne depuis la fin des années 90 dans le domaine de la lutte contre l’immigration illégale. Celles-ci se traduisent non seulement par un renforcement des contrôles aux frontières extérieures de l’UE, notamment maritimes, et des modalités d’éloignement des étrangers indésirables (charters communs), mais aussi par des restrictions à l’accès des candidats à l’asile en Europe, et le développement de relations de partenariat avec les pays de départ et surtout de transit pour les inciter à collaborer étroitement à la politique migratoire européenne, notamment en empêchant les migrants et les demandeurs d’asile de poursuivre leur route vers l’UE. Le pourtour de la Méditerranée est naturellement un des terrains privilégiés de cette politique, que l’Italie expérimente avec ses voisins d’Afrique du nord au détriment, souvent, des migrants et exilés qui en sont l’objet. Au cours de l’année 2004, plusieurs événements ont illustré de façon spectaculaire les méthodes musclées choisies par l’Italie pour gérer les arrivées de migrants sur ses côtes en organisant leur refoulement massif et presque immédiat, au moment où le pays tentait péniblement d’adopter un dispositif législatif cohérent en matière d’asile. Si l’Italie a su initier un système d’accueil digne pour les demandeurs d’asile dans le cadre d’un programme national d’accueil, celui-ci est loin de suffire aux besoins et laisse nombre de requérants de côté. Au lieu de chercher à le généraliser, la réforme de la réglementation sur l’asile entreprise depuis 2002, et qui devrait être totalement en vigueur courant 2005, repose sur l’accélération des procédures et la création de " centres d’identification " dans lesquels nombre de requérants risquent de se retrouver enfermés en guise de premier accueil. L’expérience de l’Italie en matière de centres de rétention pour étrangers - les CPTA, qui existent depuis 1998 - n’est pourtant pas particulièrement probante, et nombreuses sont les critiques contre les conditions dans lesquelles leurs " hôtes " sont traités. Cependant, bien que l’efficacité de la rétention ne soit pas démontrée au regard des objectifs affichés (améliorer le taux d’expulsion), le législateur a récemment doublé la durée maximale de maintien en CPTA. C’est dans ce contexte que s’inscrit la mission que la FIDH a effectuée en Italie entre le 5 et le 15 décembre 2004. Intervenant après la visite de la Rapporteure spéciale des Nations unies sur les Travailleurs migrants, en juin 2004 [1], et celle d’une délégation du Comité européen pour la prévention de la torture du Conseil de l’Europe, au mois de novembre 2004 [2], la mission n’entendait pas traiter l’ensemble de la politique migratoire de l’Italie, ni le détail des conditions matérielles dans les centres de rétention des étrangers. Outre l’étude qu’elle a faite de l’état du droit italien en matière de réception des immigrés, d’asile et d’éloignement des étrangers, la mission a effectué une enquête sur les conditions concrètes de traitement des demandeurs d’asile et des migrants en situation irrégulière. Cette enquête a consisté en :
[2] Visite du Comité anti-torture du Conseil de l’Europe en Italie, communiqué de presse, 9 décembre 2004. DROIT D’ASILE EN ITALIE : L’ACCÈS AUX PROCÉDURES ET LE TRAITEMENT DES DEMANDEURS PDF - 748.2 ko
|
|